Peut-être que personne ne le voit. Peut-être même que certains disent :
« Remets tout à JÉSUS, ça va aller, Il va te guérir »,
et s’en lavent les mains.
Peut-être t’a-t-on dit :
« C’était sûr, ce n’était pas quelqu’un pour toi… 1 de perdu, 10 de retrouvés »,
avant de tourner les talons.
Mais DIEU, Lui, a tout vu.
Il a tout entendu.
Il sait.
Pleure-t-Il avec nous dans la douleur ?
Oui.
Se contente-t-Il de pleurer avec nous ?
Définitivement non. Au contraire.
Sache qu’on ne peut briser un cœur qui suit vraiment JÉSUS sans que le Royaume de DIEU tout entier ne bouge par Amour et par Justice divine.
Les âmes marquées par le sceau du Ciel ne peuvent ni être méprisées ni être piétinées en toute impunité sans provoquer un mouvement spirituel invisible, appelé à se manifester selon le conditionnel des principes divins.
Il est donc essentiel de comprendre ceci : tous les chrétiens n’ont pas l’âme marquée du sceau du Ciel.
Il y a des chrétiens qui croient en JÉSUS et l’ont accepté comme Sauveur, mais pas comme Seigneur. Potentiellement, leur esprit est sauvé, mais leur âme n’est pas nécessairement engagée dans la transformation spirituelle. L’Écriture le montre clairement : 1 Corinthiens 5:5 «...qu'un tel homme soit livré à Satan pour la destruction de la chair, afin que l'esprit soit sauvé au jour du Seigneur Jésus. » Et JÉSUS Lui-même dira : « Pourquoi m'appelez-vous Seigneur, Seigneur ! et ne faites-vous pas ce que je dis ? » (Luc 6:46)
Et il existe des chrétiens qui ont fait de JÉSUS leur Sauveur ET Seigneur : ils aiment JÉSUS tel qu’Il le demande — « Celui qui m’aime garde ma Parole » — et Le suivent. Ils sont entrés volontairement dans la dynamique de la sanctification, acceptant le prix de se laisser transformer à l’image de DIEU dans une relation d’Amour avec Lui. Ces chrétiens sont potentiellement appelés à être de l’Épouse de CHRIST par leur attitude. Ce sont eux dont l’âme porte le sceau du Ciel. Paul l’exprime ainsi : « Que le Dieu de paix vous sanctifie lui-même tout entiers… » (1 Th 5:23)
Le conditionnel des principes divins est simple, mais exigeant : accepter - ou refuser - le prix de la transformation en CHRIST.
Chercher à voir comme DIEU voit.
Aimer comme Il aime.
Parler comme Il parle.
Aimer Ses préceptes.
Porter Son caractère.
Ce choix appartient à chacun. Et de ce choix découle une grâce particulière :
« J’ai mis devant toi la vie et la mort… Choisis la vie. » (Dt 30:19)
Ainsi, le conditionnel divin n’est pas arbitraire;
Il est une réponse fidèle à un choix de vie.
On voit avec clarté à ce stade que l’âme d’un chrétien n’est pas marquée du sceau du Ciel pour ce qu’il fait ou sait, mais pour ce qu’il porte.
En choisissant la Vie ou la mort, ce qui est pour notre chair et notre âme une rupture douloureuse, est en esprit le point de départ d’un bouleversement spirituel radical des deux trajectoires.
Une élévation conditionnelle de celle qui a été blessée et de celle qui a blessé — mais pas de la même manière...
La justice de DIEU n’humilie jamais publiquement et a toujours pour but de ré-aligner intérieurement.
Ainsi, briser le cœur d’un(e) consacré(e) met en mouvement une dynamique spirituelle irréversible, silencieuse et parfaitement ordonnée, où chaque choix devient déterminant et appelle une réponse adaptée.
Cela débute par un déplacement du Ciel.
Ce qui n’était pas aligné est arraché et dissout.
Dieu ne se précipite pas pour corriger. Il laisse le temps révéler.
Le cœur consacré devient alors un lieu de mise en lumière - pour lui, pour l’autre - de la faute commise, mais aussi de la position de chacun devant et en CHRIST.
Pourquoi ?
Parce que ce qui est mis à part par DIEU ne peut être brisé sans que la Vérité divine ne se manifeste.
L’ordre divin ne supprime pas la liberté de choix;
il met en lumière les choix.
Celui qui brise croit souvent pouvoir tourner la page, reprendre le contrôle, continuer sa trajectoire comme si rien n’avait été engagé.
Mais ce qui s’amorce alors est un renversement intérieur spirituel auquel il ne s’attend pas.
Briser un cœur consacré revient à briser une grâce qui bénéficiait aux deux. Cela retire une couverture spirituelle et expose la Vérité sans voile; Tant que la relation existait, une grâce couvrait fragilités, immaturités, zones non guéries...
Lorsque cette couverture est retirée, la lumière devient plus crue, non pour détruire, mais pour révéler.
Le cœur brisé perçoit d’abord l’événement comme une injustice sans logique apparente, sans direction identifiable.
Un combat intérieur s’engage.
D’un côté, un regret vif, doublé d’une déception face à ce qui aurait pu être.
De l’autre, un désir persistant que cela puisse encore être.
Et, en arrière-plan,
une clarté en esprit qui murmure que la sagesse est de lâcher prise.
Cette tension est réelle.
Elle n’est ni feinte ni spirituellement anormale.
Pourtant, même ce qui semble désordonné dans les apparences s’inscrit dans une architecture invisible dont JÉSUS Lui-même tient les rênes.
Pour "l’être chéri de DIEU", la douleur agit comme un feu intérieur qui consume l’attachement illusoire et met en lumière ce qui n’était pas fondé sur la Vérité: chercher à être compris et aimé par quelqu’un qui n’avait pas la stature en CHRIST pour y répondre.
C’est très douloureux, on ne va pas se mentir…
À ce stade, s’abandonner dans une confiance entière en JÉSUS, afin de recevoir Sa Paix et Sa consolation, est le seul remède.
Cette étape aussi éprouvante soit-elle, oblige à un repositionnement, ne serait-ce que pour se sentir mieux plus rapidement dans un premier temps.
Oui, c’est possible de se relever d’une rupture amoureuse douloureuse.
Même dans le creuset de la souffrance, le coeur consacré perçoit paradoxalement une clarté intérieure plus importante et vit la Paix surnaturelle de JÉSUS alors même que son âme boit la tasse.
Car sans en avoir une pleine conscience, son esprit perçoit le déplacement divin non comme une perte mais comme une « opportunité » de croissance.
Une paix sobre mais solide, fondée, non sur ce qui aurait pu être, mais sur ce qui doit désormais être construit, commence à s'installer.
Le mouvement de l’ Esprit-Saint garde le coeur consacré de rester figé dans l'attente d’une réparation extérieure ou de la manifestation d’un désir de sa volonté propre.
Le processus divin le pousse à se recentrer, à redéfinir ses objectifs selon son dessein et à reconnaître qu’il ne doit plus faire de ses sentiments un maitre de ses choix.
Il l'empêche aussi de porter une faute qui ne lui appartient pas à la lumière de son identité en CHRIST et convainc que la blessure n'était pas le fruit d'une insuffisance personnelle mais d'un déséquilibre de responsabilité.
"La pierre qu'ont rejeté ceux qui bâtissaient est devenue la principale de l'angle." Psaume 1182.
Le rejet ne concerne pas la valeur réelle de la pierre (l'être rejeté), mais l'erreur de jugement des bâtisseurs (la personne qui rejette et abandonne). Ce n'est pas la pierre qui est défectueuse, mais le regard des bâtisseurs qui l'examinent.
Ainsi, la personne qui rejette et abandonne aujourd'hui ne fait que révéler son incapacité à discerner ce que JÉSUS est en train de façonner en chacun des deux. Ce rejet met en lumière la vision limitée de celui qui rejette plutôt que l' identité de la personne rejetée.
L’ estime intérieure est restaurée et remet chacun à sa juste place devant DIEU.
L' Esprit de DIEU exhorte au pardon et à un ferme renoncement quant à mesurer si l'autre regrette, comprend ou se remet en question.
Le Saint-Esprit développe aussi un discernement quant aux relations "tentantes" pour les habitudes de la chair, mais susceptibles de raviver l'ancienne douleur et de replonger dans la confusion.
Ce processus divin produit une justice intérieure mature sans amertume, une clarté sans condamnation, un discernement qui protège des répétitions futures et une conviction à ne pas rester au même endroit intérieur qui serait un choix de mort dans sa marche à suivre CHRIST.
Quand la douleur s’estompe, "le prince ou la princesse du Seigneur" commence à se relever différemment. La blessure laisse place à un ancrage d’identité en CHRIST encore plus profond. Son coeur intègre peu à peu que si l'autre a pu partir, c'est qu'il n'était pas destiné à porter ce qu’il ou elle allait devenir.
Autrefois fragilis(é)e, "l’âme chérie du Ciel" entre dans une paix plus profonde, une clarté nouvelle, une solidité intérieure bien enracinée;
Elle ne réagit plus, elle répond après un conciliabule devant le trône du Roi des rois,
Elle a non seulement cessé d'être définie par la blessure, mais en changeant de niveau intérieur, la blessure est devenue un passage accompli d’élévation.
Elle avance dans un pardon total, sans attachement au passé, avec une paix ferme.
Elle ne reconnaît alors plus les mêmes dynamiques, se fortifie et s’aligne toujours plus à CHRIST.
C’est un stade de libération incarné.
JÉSUS console, guérit et restaure non seulement ce qui a été blessé mais IL couronne de gloire ceux qui L’aiment.
Pour celui qui a brisé un cœur consacré, le mouvement intérieur est radicalement différent.
Le cœur endurci entre presque toujours, dans un premier temps, dans le déni, l’auto-justification et l’accusation.
Après avoir blessé, il cherche instinctivement à se protéger en construisant des récits qui atténuent sa responsabilité tout en amplifiant celle de l’autre ou du contexte.
Se tenir réellement devant DIEU, sans se cacher derrière une justification - parfois même religieuse - n’est pas possible à ce stade.
Cette posture ne trompe pas JÉSUS.
Elle trompe celui qui s’y réfugie.
Peu à peu, la personne se retrouve confrontée à la trace laissée par son acte, comme à un miroir spirituel.
Ce miroir révèle que la Paix ne provient jamais du confort selon sa volonté propre, mais de l’obéissance à CHRIST.
Tant que cette Vérité est rejetée, le cœur demeure divisé, même au milieu d’une abondance apparente.
Pourquoi ?
Parce que le paradoxe inverse à celui du coeur consacré se produit: ce qui était de prime abord justifié à ses yeux et un soulagement prometteur de paix, se transforme rapidement en une fragilisation de cette paix apparente, et certaines luttes apparaissent soudainement. La justice de DIEU tend à la retenir d’une fuite en avant qui consiste à chercher des coupables extérieurs pour soulager sa conscience.
Mais ce qui est nié demeure pendant que la Vérité acceptée transforme.
Cela crée une pression silencieuse mais bien réelle du fait que continuer à vivre comme avant devient impossible sans incohérence intérieure.
Une tension grandit entre ce qui est nouvellement perçu et ce qui est encore vécu. Cette tension porte une exigence à choisir entre l'alignement et le confort de l’inconfort.
Et toute stagnation entraine alors une surenchère d’incohérence intérieure.
Cette agitation est renforcée par le fait d’assister, à distance, à une transformation de l'autre qu’il n’approchera plus. Ses certitudes commencent à se fissurer:
« Ai-je manqué une grâce ? »
« Suis-je dans l’illusion ? »
« Ai-je réellement fait ce mal ? »
Une perte de paix progressive débute inexorablement même si extérieurement tout peut sembler aller bien.
Quelque chose se dérègle à l'intérieur…
Ce n'est pas que DIEU se venge, non. C’est une mise en lumière de son profond désalignement dans un but de croissance.
Son cœur réalise peu à peu que l’autre n’est plus accessible, non par refus orgueilleux, vexation de la blessure ou dureté du cœur, mais parce qu’un repositionnement opéré par DIEU l’a placée hors de sa portée.
En réalité, ce qui a été brisé a produit une séparation entre deux trajectoires spirituelles.
Sans en avoir conscience, la personne qui a commis cette faute de briser le coeur d’un intime de JÉSUS s’est privé de la couverture spirituelle dont elle bénéficiait dans l’alliance qui avait été scellée. La grâce de ce que l'autre portait s’est brutalement retirée (par son choix) et cette personne entre alors dans une phase où ses forces naturelles ne suffisent plus. Encore une fois, elle peut réussir extérieurement, tout en se sentant intérieurement terriblement vide.
Ce constat heurte l’ego, mais la Vérité est que ce n’était pas l’autre qui avait besoin d’elle, mais elle qui bénéficiait de ce que l’autre portait.
A présent, privée de cette présence, les fragilités enfouies refont surface.
L’orgueil est confronté.
Les blessures anciennes se réinvitent.
L’âme se retrouve face à un miroir qu’elle évitait depuis longtemps.
Une comparaison intérieure s’impose malgré elle: les nouvelles relations semblent moins profondes, les échanges plus plats, les partages moins vrais. Ce n'est pas de la nostalgie passagère, c’est la révélation inconsciente du goût des fruits du Royaume et de l’identité en CHRIST expérimenté au contact de l'autre; Car dans son imperfection, l’autre portait quelque chose de juste, et cela était une grâce.
Voilà ce qui est murmuré au fonds de ce coeur.
Avoir brisé cela, même temporairement, revient à se malmener soi-même et à fragiliser sa relation à DIEU.
C’est profondément angoissant.
Pourtant, le but n’est pas d’écraser, mais d’exhorter à la responsabilité : examiner ses choix, son cœur, son attitude, afin d’ouvrir la voie à une repentance en Vérité.
Si cette invitation est accueillie, une transformation réelle peut s’enclencher.
Sinon, le cycle de destruction intérieure se poursuit, dissimulé derrière des masques toujours plus épais. Dans ce dernier cas, une agitation diffuse demeure. Difficile à nommer. Impossible à apaiser...:
« Que celui qui est injuste commette encore l'injustice; et que celui qui est souille se souille encore; et que celui qui est juste pratique encore la justice » (Apocalypse 22/11)
Si le coeur poursuit à se rebeller, une phase plus aride finit par s’imposer: Les distractions ne suffisent plus. Les réussites extérieures ne comblent plus. La solitude, plus présente, n’explique pas le malaise.
Ce dépouillement révèle un vide précis:
l' absence d'alignement.
Une question revient, confuse mais insistante : « Se pourrait-il que j’ai contrarié une grâce qui m’aurait aidé à devenir meilleur? ». Parce que spirituellement, le coeur consacré à JÉSUS ne faisait pas qu’aimer la personne qui l’a brisé, il révélait une version plus juste d’elle-même - même inconfortable.
En brisant ce cœur, Elle a interrompu son propre processus intérieur. Il devient alors impossible de continuer à attribuer les conséquences uniquement aux circonstances, au caractère de l'autre ou au contexte. Quelque chose de plus profond est en jeu.
Cette compréhension est lente et voilée, ce n’est pas une prise de conscience pleine et immédiate. Mais petit à petit, si cette personne accepte cet enseignement divin dans le feu, elle va réaliser que ce qui avait été confié était à la fois une grâce infinie et une responsabilité remplie d’honneur.
Cela peut alors devenir un repère intérieur qui guidera désormais ses choix.
Cela prend souvent du temps, voire beaucoup de temps...
Des évènements successifs à travers des échecs répétés, des relations sans profondeur, l’usure du corps, une maladie, une lassitude de l'âme que rien n’ apaise…, finissent potentiellement par forcer l’arrêt de la fuite en avant pour enfin faire face.
Chercher à l'extérieur ce qui ne peut être restauré qu'à l'intérieur est vain.
Cela demande du courage, car la fuite semble toujours par défaut meilleure que la responsabilité.
Mais aimer sans honorer, promettre sans protéger, s'engager sans discerner, a un coût spirituel réel.
Le Saint-Esprit travaille à retirer les excuses et recentre la responsabilité là où elle doit être assumée. Bien sûr le but n’est pas une culpabilité écrasante mais une lucidité à visée libératrice.
Rien n’est visible extérieurement, mais pour la personne qui le vit c’est une pression palpable bien réelle. Comme une main invisible orientant fermement vers plus de DIEU. Vers une incarnation de CHRIST dans la manière d'aimer, de parler, de choisir et de s'engager qui demande de revoir les décisions prises, les désirs, les priorités…
Cette prise de conscience apporte la lucidité inconfortable que certaines portes se sont peut-être définitivement fermées parce que la saison est passée. Que choisir d’avancer enfin, va être plus exigeant qu’éprouver un simple regret du mal causé ou de donner le change dans un changement superficiel et une joie de façade.
Cela demande d'arrêter de chercher à aller mieux sans aller vrai.
La transformation ne pourra commencer qu’en mouillant sa chemise pour arrêter de reproduire les mêmes schémas sous des masques différents. D’ accepter de rester vraiment seul(e) assez longtemps pour écouter ce que le « silence » montre de soi. Cela permet à la vérité de s'enraciner profondément avant de se manifester extérieurement.
Lorsque cette Lumière s'impose enfin, elle oblige le coeur à reconnaitre la responsabilité liées aux grâces reçues. L’amour n’apparaît plus comme un simple ressenti de confort ou d'être heureux, mais comme une alliance spirituelle engageante.
C’est sûr, c’est pas facile. Cela demande de reconnaître, de se repentir sincèrement, puis de poser des actes concrets: cesser la fuite, écouter réellement (c'est à dire ne pas confesser en boucle toujours les mêmes opinions comme si la vérité n'avait pas été mise en lumière), réparer autant que possible, laisser DIEU restaurer intérieurement ce qui a été mis à nu, renoncer aux relations superficielles qui anesthésient sans nourrir, apprendre à aimer avec responsabilité, engagement et constance, à parler avec cohérence, à ne plus piétiner ce qui est sacré pour DIEU.
Les écailles tombées des yeux ne suffisent pas, car la connaissance seule ne transforme pas. C’est l’obéissance vécue dans l’épreuve qui ancre la transformation.
C’est pourquoi cette œuvre opère plus rapidement dans un cœur consacré que dans un cœur initialement endurci. C’est une réalité spirituelle presque mathématique, simple et implacable.
Oui. CQFD.
Après une telle fracture, les chemins ne se séparent pas simplement, ils se redéfinissent.
JÉSUS ne conduit jamais deux personnes vers la même profondeur intérieure après un tel événement. Non par favoritisme, mais parce que la profondeur atteinte dépend de la réponse donnée à la Vérité.
Le cœur consacré - cette personne non parfaite mais qui choisit la Vie même dans la douleur - est conduit vers une élévation intérieure fondée sur la paix, la solidité et la clarté.
Il devient sobre. Il n’est plus attiré par ce qui brille, par ce qui promet sans porter la Vérité. Ses désirs se réordonnent. Son discernement s’affine...
Ce n’est pas un gain spectaculaire : c’est un ancrage.
Le cœur initialement endurci, quant à lui, est placé devant une élévation conditionnelle. Non pas parce que DIEU l’exclut, mais parce que la croissance dépend désormais d’un choix explicite : choisir la Vie (l'alignement à CHRIST) plutôt que la fuite (sa volonté propre peu importe comment elle se traduit).
S’il refuse, il reste enfermé dans des cycles répétitifs, parfois de plus en plus subtils, mais toujours stériles.
S’il accepte, une croissance réelle devient possible, souvent plus lente qu'il ne le souhaiterait, plus dépouillée, plus exigeante - mais authentique. Et pour cette âme qui viendrait à JÉSUS en Esprit et en Vérité, nous pouvons louer notre Seigneur !
Une même eau. Une même nourriture. Mais pas les mêmes fruits.
La grâce est offerte à chacun, mais la transformation dépend de l’accueil intérieur.
JÉSUS n’honore jamais une posture arbitrairement, Il honore la Vérité reçue et incarnée.
Les principes divins qui opèrent ici ne sont pas des règles morales extérieures, ce sont des réalités invisibles. Des lois de Vie qui structurent la transformation intérieure. Et tout commence par un consentement personnel, intime, silencieux :
un choix de Vie.
Ce processus divin invisible à l’oeil, vise à ne plus subir la blessure, ni à la spiritualiser avec des raccourcis religieux du type : « DIEU a permis que j’aime la mauvaise personne pour me faire grandir. »
Pffff. Non.
La Vérité est plus exigeante, et plus juste :
lorsque l’un refuse de croître dans l’obéissance, les trajectoires se séparent.
Non pour punir. Mais pour empêcher la confusion, préserver ce qui doit continuer à croître, et permettre à chacun d’être placé dans un terreau adapté à sa transformation.
Le cœur consacré traverse le feu et le désert à cause d’une injustice subie
Le cœur endurci traverse le feu et le désert à cause d’un désalignement choisi
Dans les deux cas, DIEU œuvre.
Mais IL n'utilise pas de méthodes rigides et linéaires, mais des réponses parfaitement adaptées aux choix de chacun.
JÉSUS érige une structure intérieure en l’un et en l’autre, avec la participation de chacun.
La structure de l’un ne ressemble pas à celle de l’autre;
Elle est parfaitement ajustée à la croissance possible, selon les choix posés.
Le but n’est jamais la condamnation, la culpabilité ou l’amertume installée.
C’est une stratégie de fécondité.
DIEU ne veut jamais qu’une blessure spirituelle soit stérile.
Il fait concourir toute chose au bien de ceux qui L’aiment, non en effaçant les responsabilités, mais en les replaçant à leur juste endroit.
La responsabilité de la blessure demeure pleinement attribuée à celui qui l’a commise.
Rien n’échappe à la vigilance de DIEU.
L’acte n’est ni minimisé, ni excusé.
Mais JÉSUS appelle chacun à quitter les postures mortifères : la victimisation d’un côté, l’auto-justification de l’autre, parce que rester figés dans ces postures, même spirituellement habillées, mène à la mort intérieure.
La transformation appelle toujours un mouvement.
Comprendre ne suffit pas.
Regretter ne suffit pas.
Nommer ne suffit pas.
Choisir la Vie implique une perte réelle:
renoncer à certains récits, opinions, croyances, attachements, habitudes, justifications, sécurités émotionnelles ou illusions de liberté.
C’est là que beaucoup s’arrêtent.
Parce que renoncer à sa volonté propre pour obéir est ce qu’il y a de plus difficile. La chair plaidera toujours pour ce qui paraît légitime, raisonnable, compréhensible (à nos yeux charnels). Mais sans ce renoncement, JÉSUS ne peut pas se manifester pleinement en nous.
La Foi doit devenir agissante.
Il arrive un moment où il faut quitter l’analyse pour entrer dans l’incarnation. Sinon, elle reste une connaissance intellectuelle vaine qui enfle mais ne transforme pas. C’est une fausse sagesse qui contribue aux apparences, c’est dangereux.
La Vie s’apprend dans l’obéissance, souvent à travers ce qui fait souffrir.
Le but n’est pas d’être confortable avec plus de nous-même. Le but est que nous disparaissions pour que CHRIST paraisse en nous pleinement.
Il ne suffit en effet pas d'avoir compris profondément, il faut aussi choisir différemment, même dans les détails invisibles quand personne ne voit.
Une cohérence nouvelle entre ce que l'on sait et ce que l'on vit doit avoir lieu. Ce qui en découle finit par se voir extérieurement.
La manifestation d’une dynamique de transformation n’est pas le résultat de la performance spirituelle, ni des rituels à accomplir ou méthodes pour effacer le passé en feignant que tout va bien, c’est le résultat de mouvements profonds et constants d’un coeur qui accepte l’alignement.
Ils ne sont durables que lorsqu'ils sont vécus sans apparences et sans précipitation.
Chaque nouvelle parole et nouvel acte découle spirituellement naturellement de ce qui a percuté de Vérité le coeur qui accepte. Sans actes, la transformation reste suspendue. Avec une Foi agissante, la transformation devient Chemin, Vérité et Vie.
DIEU veut que nous soyons participants de la nature divine, en fuyant la corruption qui existe dans le monde par la convoitise de notre chair qui s’ auto-justifie de manière subtil par des:
« c’est ça qui me rend heureux(se) et vivant(e) »,
« J’ai quand même bien droit au bonheur (supposé comme je l’entends) »
ou autres « DIEU ne m’a pas amené là pour finalement que (...ma volonté ne se fasse pas - implicitement) »
S'abandonner à JÉSUS c'est faire confiance au rythme de DIEU sans précipitation ni attente cachée et lâcher-prise sur le résultat. Cela sabre les tentations de contrôle très subtiles parfois.
Cet abandon est actif et s’enracine dans la certitude que ce que DIEU fait avec mon plein accord produira:
le fruit juste, au temps juste, de la manière juste.
Voici ce que dit Romains 5 sur le processus de DIEU: « … nous nous glorifions dans l'espérance de la gloire de Dieu. Bien plus, nous nous glorifions même des afflictions (épreuves/tribulations), sachant que l'affliction produit la constance (ou persévérance), la constance (ou persévérance) la victoire dans l'épreuve (l’expérience réussie/ la manifestation du fruit parfois aussi traduit par "vertu éprouvée"), et cette victoire l'espérance.…
C’est certes exigeant pour chacun, parce que c’est une marche constante au quotidien dans les petites et les grandes choses, sans chercher à prouver au monde que le fruit est là.
Pas après pas.
Pierre après pierre,
sans voir tout de suite l’édifice construit.
L’édifice ne ressemble jamais à ce que nous voulons nous. Le résultat est fonction de nos choix et de la réponse divine à ces choix. Dans le meilleur des cas, il ressemble à ce que DIEU avait prévu. Sinon, il ressemble à une construction adaptée à nos choix.
C’est au coeur de cette marche humble dans un abandon confiant en CHRIST que nait la fidélité.
Et c’est cette fidélité qui rend capable d’aimer juste.
Lorsque ce processus arrive à maturité, la paix devient stable. Non parce que tout est réglé, mais parce que l’alignement est réel.
La transformation cesse d’être un effort conscient pour devenir une nouvelle manière d’être.
C’est ça La Parole pleinement vécue.
Le bon fruit apporte avec lui, non le confort du monde et de la chair, mais la plénitude et l’assise souveraine après et malgré les épreuves:
« Ainsi, mes frères bien-aimés, soyez fermes, inébranlables, travaillant de mieux en mieux à l'oeuvre du Seigneur, sachant que votre travail ne sera pas vain dans le Seigneur. 1 Corinthiens 15:58
Habiter la Vérité dans l’ humilité en étant attentifs à ce qui nous est confié par grâce, conscients du poids spirituel de nos choix, c’est puissant de douceur et de solidité.
La sagesse incarnée marque la fin de la lutte intérieure récurrente.
Alors seulement, la question des trajectoires peut être regardée sans illusion :
certaines ne se re-croiseront pas. D’autres le peuvent, mais jamais au même endroit intérieur qu’avant, et seulement si, la transformation a réellement eu lieu des deux côtés.
Mais cela…
c’est une autre étape.
Tout au long de ces deux cheminements, un seul Chemin s'est dessiné.
Ce qui paraissait au départ brutal d’incompréhension, de douleur et de désordre s'est révélé être une traversée glorieuse avec JÉSUS qui transforme tout mal en bien si on choisit de Le manifester.
Le cœur brisé fût certes la fin d’une saison, mais le point de départ d'une autre. Non comme une saison en remplace une autre dans un turnover sans fin, mais comme les marches d’un grand escalier qui nous élève intérieurement pendant qu’on lâche tout ce qui nous encombre pendant la montée.
Le coeur consacré brisé a été conduit à une liberté plus juste et une identité plus enracinée.
Pour le coeur qui a brisé, le prix à payer n’a pas été une condamnation, mais une possibilité d’alignement et de consécration non superficielle capable d’orienter ses choix vers plus de Vérité, plus de DIEU, seul socle sur lequel bâtir.
JÉSUS, Toi qui es Vérité, Toi qui console les coeurs brisés, je me présente devant Toi avec ces cœurs qui ont blessé et ont été blessés, mais aussi interpellés par Ton Amour et Ta Justice.
Tu vois ce que les mots ne peuvent pas toujours dire et Tu connais les blessures silencieuses, les regrets cachés, les attentes abandonnées et les espérances bafouées. Viens sanctifier ce que tu as permis d’exposer à Ta Lumière. Viens inonder les coeurs brisés de Ta paix et déposer Ta Lumière dans les coeurs endurcis.
Que là où la confusion a régné, viens établir Ton règne.
Seigneur; je te confie ces coeurs et te remets leurs souffrances respectives afin que l’un soit consolé et puisse pardonner sans excuser, restauré sans retourner en arrière, fortifié sans s’endurcir. Qu’il sache désormais être conduit dans une pleine obéissance plutôt que parasité par ce qu’il ressent. Qu’il sache discerner avec justesse l’ Amour des parts d' attachement émotionnel. Qu’il connaisse son identité en Toi qui ne change jamais et non dans le regard de la personne partie. Apprends-lui à marcher dans la Vérité avec assurance, sans peur d’Aimer à nouveau selon Ta sagesse.
Que celui qui a brisé un coeur consacré sans mesurer, soit conduit vers une repentance vraie, profonde, transformatrice. Donne lui le vouloir de se laisser transformer et le faire d’émettre des choix de Vie constants en toutes choses. Donne lui la grâce d’accepter le prix du renoncement à soi et la compréhension que si toutefois renoncer à soi implique de renoncer à son confort aujourd’hui, c’est pour l’amener à Aimer avec une Joie supérieure qu’il ne connait pas encore. Apprends-lui à aimer avec responsabilité, à choisir avec discernement et à honorer ce qui lui est confié. Que l’évènement ne soit pas pour lui une condamnation culpabilisante, mais une impulsion d’ alignement nécessaire et de restauration pleine et entière.
Seigneur, prends ce qui a été tordu et ordonne-le selon Ta volonté.
Que chacun puisse trouver - non pas des réponses intellectuelles qui seront volées si non pratiquées - mais une clarté des pas après pas à poser, une paix stable et une maturité nouvelle.
Permets leur Seigneur JÉSUS, de redéfinir la manière d'habiter le présent, là où Tu te trouves - Ta Présence - pour construire l'avenir sur le Roc et par là-même transformer le passé.
Je Te fais confiance pour achever ce que Tu as commencé. Amen.
Ce message se referme avec un souffle de plus de Vie sur chacun, car ce qu’il révèle n'est pas destiné à rester dans les têtes, mais à s'inscrire dans les cœurs jusqu’à se voir.
Si tu as lu jusqu’ici, prends le temps nécessaire pour remettre à Dieu ce qui t’a parlé, Lui confier là où tu en es et déverser ton coeur comme à ton Epoux, ton meilleur Ami, ton Papa. Et si tu te sens conduit(e) à partager avec les frères et soeurs sur l’application Un Truc de JÉSUS, nous sommes là.
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